Lilium
martago
Famille : Liliacées
Nom commun : lis martagon
Habitat : prairie
Tige : plante vivace
; tige de 20 à 100 cm de hauteur, dressée, cylindrique,
vigoureuse, tachetée de vert ou rouge ; bulbe de 3 à
5 cm de longueur, à écailles jaune d'or
Feuilles : lancéolées,
spatulées, pointues, glabres ou velues seulement sur les
nervures, disposées en verticille vers le milieu de la
tige, les inférieures et les supérieures alternes
; 7 à 11 nervures
Inflorescence : fleurs par
3 à 10 en grappe terminale ouverte, tournées vers
le sol ; 6 tépales lancéolés, enroulés
vers l'extérieur ; fleurs allant du rouge laqué
au pourpre, tachetées de noir, très charnues ; les
longs filets, élégamment spiralés, avec les
anthères orangées émergent du périanthe
; capsules sur un pédoncule dressé, graines plates
et brunes
Date de floraison : juin à
août
Ecologie : 800 m à
2400 m ; forêts, buissons, taillis, prairies
Donnés complémentaires : le nom vulgaire
allemand turkenbund (turban turc) décrit avec une
précision amusante la forme de la fleur. Léonhard
Fuchs au 16ème siècle la décrivait ainsi
: "cette plante dont les racines et les feuilles sont visqueuses
et amères guérit les ulcères, les plaies
et bien d'autres maux. La racine est commestible et cuite avec
de l'orge, combat la consomption. On peut également la
mélanger avec de la farine et la consommer sous forme de
pain. C'est pourquoi comme nous le disent Hésiode et d'autres
auteurs, les anciens en firent un usage quotidien". Le bulbe
jaune posé à coté du beurre et du lait les
jaunit. Martagon était une désignation fréquente
au 17ème siècle, redevable aux alchimistes du siècle
précédent qui se mettant sous l'influence de Mars,
tentaient la transmutation de la matière en or au moyen
de cet oignon jaune d'or. Le lis martagon croît de préférence
sur les terrains calcaires, plus rarement sur les roches primitives.
Les abeilles et les insectes à longue trompe, crépusculaires
et nocturnes, assurent la fécondation de cette plante.
Gnaphalium
leontopodium
Famille : Composées
Nom commun : edelweiss
Habitat : montagne
Tige : plante vivace
monoïque ; tige de 5 à 20 cm de haut, dressée,
généralement très velue, simple
Feuilles : feuilles
oblongues, lancéolées, à bords entiers, blanchâtres,
laineuses surtout à la face inférieure ; feuilles
basales en rosette
Inflorescence : corymbe composé
de 30 à 60 toute petites fleurs ayant au plus 3 mm de longueur,
partiellement verdâtres (fleurs mâles), partiellement
jaunes (fleurs femelles) et tubuleuses ; fleurs entourées
en général de 5 à 15 grandes bractées
laineuses, disposées en toile, formant une fausse fleur
; écailles à bords brunâtres, très
laineuses extérieurement
Date de floraison : juillet à
septembre
Ecologie : 1500 m à
3400 m ; sols rocailleux calcaires, ensoleillés, pentes
exposées au sud ; pelouses, rochers
Donnés complémentaires : répandu
essentiellement en Asie occidentale et centrale, le genre Leontopodium
est représenté en Europe par deux espèces
qui au cours des dernières glaciations ont occupé
les cîmes. Le nom edelweiss (de edel = noble et weiss
= blanc) est Suisse Allemand, remonte à 1784 et ne fut
adopté dans les autres langues qu'au cours du 19ème
siècle. L'edelweiss est le symbole de la fleur alpine et
l'emblème de nombreuses associations de guides. Dans le
Tyrol, la médecine populaire utilisait autrefois cette
fleur comme l'atteste son nom vulgaire : fleur guérissant
les maux de ventre (bauchwehblüeml). On a transporté
et cultivé l'edelweiss en plaine mais il s'affadit et s'enlaidit.
Gentiana
lutea
Famille : Gentianées
Nom commun : gentiane
jaune
Habitat : montagne
Tige : 45 à
140 cm de hauteur, vigoureuse, glabre, creuse, non ramifiée,
aussi grosse que le doigt ; rhizome aussi gros que le bras, napiforme,
ramifié
Feuilles : opposées,
lancéolées, disposées en croix (alternes
chez l'hélébore blanc), jusqu'à 15 cm de
largeur et 30 cm de longueur ; 5 à 7 nervures vigoureuses
et apparentes dans la longueur ; feuilles sessiles en haut, à
pétiole court en bas
Inflorescence : fleurs pédonculées
par 3 à 10 à l'extrémité de la tige
et à l'aisselle des paires de feuilles supérieures
; corolle jaune d'or, en entonnoir, divisée presque jusqu'à
la base en 5 ou 6 lobes étroits, pointus, de 25 à
35 mm de longueur ; étamines libres, stigmate enroulé
après la floraison ; calice membraneux jaune pâle
Date de floraison : juin à
août
Ecologie : 800 m à
2500 m ; sols calcaires et profonds ; prairies, éboulis
Donnés complémentaires : d'après
Dioscoride (médecin et botaniste grec du premier siècle)
et Pline (naturaliste latin), le nom de gentiane aurait été
donné à ce genre de fleur du nom d'un roi d'Illyrie,
Gentius. La Gentiane jaune a toujours été
très appréciée autant pour sa beauté
que pour ses principes toniques et apéritifs qui la destinent
aujourd'hui à l'utilisation pharmaceutique et à
la préparation de certaines liqueurs. Dès le 16ème
siècle des traités de botanique prônent les
vertus curatives de cette plante. En pharmacie la longue et puissante
racine est utilisée pour ses vertus stimulantes et fébrifuges.
On appelait la gentiane jaune quinquina des pauvres. C'est surtout
en distillerie que la gentiane jaune est employée : cette
plante entre dans la composition de nombreux apéritifs.
Très recherchée elle est aussi devenue rare car
elle met plus de 10 ans à fleurir pour la première
fois.
Aquilegia
atrata
Rosa canina

