Etymologie (A. Gros, 1994, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé, 516 pages)

L'Arbèche : fruit du sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia L.
L'Archeboc : probablement le nom d'homme germanique Archimbaldus, ou nom français Archimbault, ou plutôt sa variante Archibaldus
L'Argentière (glacier de) : ainsi appelé parce qu'on croyait à l'existence de filons d'argent dans la montagne
L'Arpettaz : voir l'Alpettaz = diminutif de l'Alpe
Les Balmes : le sens ordinaire de balme est celui de grotte, d'anfractuosité dans une montagne
Le Baptieu : le bas latin baptorium, vieux français bateor, signifiait moulin à drap, moulin à foulon
Bataillette : les lieux ainsi applelés ont été ordinairement le théatre d'une opération militaire plus ou moins importante
Bonconseil : nom d'homme qui a pu être donné d'abord à quelqu'un que l'on recherchait pour ses "bons conseils"
Le Champet : diminutif de champ
Le Chenevier : nom qui rappelle la culture du chanvre, appelé en patois savoisien chenêvo
Le Chatelard : bas latin castellare, variante castellarium, derivé de castellum. Ne désigne pas au sens propre un château mais une agglomération de maisons, un village ou bourg auprès d'un château
Le Clou : variante de clos
La Combe : petite vallée. Terme généralement regardé comme d'origine celtique
Le Crot : Emprin l'explique par crosum, creux, ce qui est bien conforme à la configuration du lieu. Dans ce cas on devrait écrire Cros au lieu de Crot. Mais la confusion entre les deux formes est fréquente
L'Echaillon : le véritable thème étymologique est scalio, grosse échelle, latin scala. On a appelé de ce nom les lieux escarpés où l'on ne peut aborder que par des degrés taillés dans la pierre, ou simplement un lieu d'accès difficile
Les Foyères : bas latin fageria, bois de hêtres
Le Fenil : latin fenile, grenier à foin
La Foglietta (pointe de) : forme italienne correspondant au français feuillette. A l'altitude de cette montagne, il n'y a plus d'arbres. Partant, foglietta a dû s'appliquer d'abord à un mas au pied de la montagne. Ou plutôt, comme c'est l'habitude dans pour la typonymie des hauteurs, c'est un nom d'homme
Le Franier : latin fraxinarium, de fraxinus, lieu où abondent les frênes
Le Jorat : une des nombreuses variantes de juris, lieu boisé surtout forêt de sapins
La Louïe blanche (col de) : variante de Loye = loi
La Laigetta : terrain boisé ou anciennement boisé. La forme correcte serait l'Aigetta, bas latin ayeta, diminutif d'aya
Maisonnette : diminutif de maison
La Masure : maison en ruine, mauvaise habitation isolée. A l'origine masure n'avait pas ce sens péjoratif. Il vient du latin mansura, de maneo, comme maison vient de mansio
Le Miroir : vient du bas latin miratorium
La Molluire : mamelon marécageux
Monseiti (Arêtes de) : la forme primitive de Seti est chétif, latin captivus, qui a pris le sens de misérable, petit
La Motte : tertre naturel ou fait de main d'homme, sur lequel s'élève ordinairement un château ou une maison forte
Le Monal : canal de moulin
Nancruet = Nancroix : hameau situé sur un nant, et comme ce nant est de peu d'importance, il est appelé cruè ou cruet, mot patois qui signifie petit, chétif, malingre, mauvais
Le Planay = le Planet : la forme primitive de ce mot est platanetum, lieu où il y a beaucoup de platanes
Raffort : devait s'écrire comme Raffour, dont il est une variante graphique. C'est là que, en temps de peste, on séquestrait les pestiférés
Sainte Foy : martyrisée à Agen à l'âge de 12 ans, vers 300
La Thuile : du latin tegula, tuile, sans doute parce qu'il y avait en ce lieu une fabrique de tuiles
Viclaire : Ce hameau portait d'abord le nom d'Aigueclaire